Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.

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En conclusion, l’application quotidienne de ces quelques principes m’a apporté ceci : je travaille à peine moins (les 35 heures, c’est tellement bien que je les pratique deux fois par semaine) ; je me concentre sur l’essentiel ; je ne suis pas stressé ; je profite de la vie ; j’ai besoin de faire des progrès (toujours améliorer ses techniques).
Un emploi du temps ne se gère pas, il se cisèle. Il est plus raisonnable de déléguer sa carte de crédit que son agenda.
La Bruyère a écrit : « Le regret qu’on les hommes du mauvais emploi du temps qu’ils ont déjà vécu ne les conduit pas toujours à faire meilleur usage de celui qui leur reste à vivre. »
Il est impossible d’éliminer les perturbations du temps, mais il est essentiel de pouvoir d’emblée les situer par rapport à son programme.
Longtemps j’ai admiré les hommes pressés. Jusqu’à ce que je réalise qu’ils n’étaient que stressés. Ce que je redoute le plus dans le stress, ce n’est pas qu’il tue, c’est qu’il empêche de goûter la vie.
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Nous réfléchissons bien plus à l'emploi de notre argent renouvelable, qu'à celui de notre temps irremplaçable.
Le paradoxe du temps, c’est que rares sont ceux qui estiment en avoir suffisamment, alors que chacun dispose de sa totalité.
Le temps c’est de l’argent, mais la réciproque est tout aussi vraie.
Lorsque nous consommons, nous tenons compte du prix mais rarement du temps de consommation. Combien de résidences secondaires, de disques, de livres, etc. sont-ils véritablement utilisés ?
Voici quelques voleurs de temps externes : les appels téléphoniques, les collègues qui viennent vous faire la conversation ou exposer leurs problèmes, la politique de la porte ouverte, les visiteurs qui débarquent à l’improviste, le personnel incompétent, les chefs, les sorties d’affaires, les réunions trop fréquentes ou mal préparées, l’entretien et la réparation de machines, les rendez-vous pour les enfants, les tâches domestiques, les enfants, etc.