La Bruyère a écrit : « Le regret qu’on les hommes du mauvais emploi du temps qu’ils ont déjà vécu ne les conduit pas toujours à faire meilleur usage de celui qui leur reste à vivre. »
❧
Sérénité constante, disponibilité aux autres, multiples intérêts, les vrais maîtres du temps, parce qu’ils savent prendre du recul, y ajoutent l’humour.
◆
À lire aussi de Jean-Louis Servan-Schreiber
Si vous n’arrivez pas à commencer ce que vous aviez prévu de faire, ne faites rien ! Mais vraiment rien. Restez assis les mains sur les genoux, les yeux clos, essayez de faire le vide dans la tête. Tenir le coup jusqu’à ce qu’on se sente en état de véritable inaction, mentale et physique. Rouvrir les yeux et commencer à entreprendre immédiatement ce qu’on devait faire.
Un emploi du temps ne se gère pas, il se cisèle. Il est plus raisonnable de déléguer sa carte de crédit que son agenda.
En conclusion, l’application quotidienne de ces quelques principes m’a apporté ceci : je travaille à peine moins (les 35 heures, c’est tellement bien que je les pratique deux fois par semaine) ; je me concentre sur l’essentiel ; je ne suis pas stressé ; je profite de la vie ; j’ai besoin de faire des progrès (toujours améliorer ses techniques).
Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.
Dans la même œuvre
Nous réfléchissons bien plus à l'emploi de notre argent renouvelable, qu'à celui de notre temps irremplaçable.
Le paradoxe du temps, c’est que rares sont ceux qui estiment en avoir suffisamment, alors que chacun dispose de sa totalité.
Le temps c’est de l’argent, mais la réciproque est tout aussi vraie.
Lorsque nous consommons, nous tenons compte du prix mais rarement du temps de consommation. Combien de résidences secondaires, de disques, de livres, etc. sont-ils véritablement utilisés ?
Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.