Quand le temps devant soi se rétrécit, on acquiert plus de modestie, donc de réalisme sur ce que l'on peut encore attendre de sa vie.
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De nos jours, si l’on veut être parmi les meilleurs en quoi que ce soit, il faut accepter, par manque de temps, d’être parmi les moins bons en bien d’autres domaines.
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Devancer le temps en pensée nous dote de trois pouvoirs distincts : prévoir, vouloir, se préparer.
Un emploi du temps ne se gère pas, il se cisèle. Il est plus raisonnable de déléguer sa carte de crédit que son agenda.
Longtemps j’ai admiré les hommes pressés. Jusqu’à ce que je réalise qu’ils n’étaient que stressés. Ce que je redoute le plus dans le stress, ce n’est pas qu’il tue, c’est qu’il empêche de goûter la vie.
La Bruyère a écrit : « Le regret qu’on les hommes du mauvais emploi du temps qu’ils ont déjà vécu ne les conduit pas toujours à faire meilleur usage de celui qui leur reste à vivre. »
Dans la même œuvre
Nous réfléchissons bien plus à l'emploi de notre argent renouvelable, qu'à celui de notre temps irremplaçable.
Le paradoxe du temps, c’est que rares sont ceux qui estiment en avoir suffisamment, alors que chacun dispose de sa totalité.
Le temps c’est de l’argent, mais la réciproque est tout aussi vraie.
Lorsque nous consommons, nous tenons compte du prix mais rarement du temps de consommation. Combien de résidences secondaires, de disques, de livres, etc. sont-ils véritablement utilisés ?
Nous consacrons des miettes de temps à une multitude de plaisirs, au lieu de profiter à loisir des rares qui nous conviennent vraiment.