Les questions, les réponses, ce complexe tricotage de mensonges et de vérités. Les choses dites en décalé, celles dites seulement en partie et celles qui ne le seront jamais. Toutes les teintes en contre-jour.

À lire aussi de Claudie Gallay

Les vieillards hopi sont semblables à ces arbres décharnés qui poussent sur les bords asséchés des rivières. Plus vivants. Pas encore morts.
Vous parlez sans savoir... Il faudrait penser à donner un peu d'épaisseur à votre vie.
J'aurais voulu mourir étouffée et qu'on m'enterre avec toi.
Il y a des jours, on est si heureux, on devrait en faire des jours fériés.
Il l'a regardé, brusquement, un regard comme on trébuche.
Toutes les citations de Claudie Gallay →

Dans la même œuvre

Le vent ne siffle que lorsqu'il rencontre quelque chose. Un obstacle. Il ne siffle jamais sur la mer. L'espace le laisse silencieux.
Les vents qui soufflent les jours de tempête sont comme des tourbillons de damnés. On dit qu'ils sont des âmes mauvaises qui s'engouffrent à l'intérieur des maisons pour y prendre ce qu'on leur doit. On, c'est-à-dire ceux qui restent, les vivants.
A deux, l'espace change. Le silence n'est plus du silence même si l'autre se tait.
Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile.
L'encombrement des greniers ressemble parfois à celui des mémoires.