Les lieux sont aussi des liens. Et ils sont notre mémoire.

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C'est ça précisément l'amour d'une mère, cette effusion immense, ce débordement comme on le dit d'un fleuve qui déborde de son lit.
Il faudrait toujours rester sur ses gardes. Et ne pas oublier que ceux qui veulent nous nuire sont peu traversés par les états d'âme.
Je ne crois pas que le luxe donne de l'élégance à la tristesse, il peut parfois la rendre plus supportable, ou figurer son écrin, c'est tout.
Personne ne dit : Je vais très mal. Je vais me pendre, sauf à être parfaitement dépressif, ou à vouloir attirer l'attention, ou à être un geignard professionnel. Tout le monde dit qu'il va bien. Tout le monde est élégant.
Simon vient d'apprendre ce qu'est la précarité, ce que c'est que de tout perdre en un instant.
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Je me souviens enfin de cette phrase prononcée alors que j'étais une enfant encore: «Quand on a fait l'expérience de la liberté, comment y renoncer?»
Il croit que l'Histoire ne sauvegarde que la gravité, le désespoir ou la mélancolie. La légèreté sera balayée selon lui. «L'eau de rose ne se conserve pas: on ne se souvient que du sang».
Il est des incuriosités qui ressemblent à s'y méprendre à des abandons.
Partir, c'est un arrachement, une manière d'amputation. Rompre, c'est une violence. Dans l'expatriation, on perd nécessairement une part de soi.