C'est accablant en fait, il se trouve toujours quelqu'un pour te raconter ce que tu ne souhaites pas entendre et qui va t'anéantir, pour t'enfoncer un poignard entre les côtes, tout en prétendant n'avoir pour intention que de te secourir.
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Je me souviens enfin de cette phrase prononcée alors que j'étais une enfant encore: «Quand on a fait l'expérience de la liberté, comment y renoncer?»
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Un soldat mort, c'est un monde qui s'écroule assurément. Et deux corps qui roulent dans la chaleur d'un lit, c'est un monde qui renait. Pense aux renaissances, aux reconquêtes. Ne meurs pas. Ne meurs pas.
Que le temps passe plus vite, quand l'ennui l'étire.
On échappe à rien. Pas plus à son passé qu'à ce qu'on est profondément.
Endosser la responsabilité d'un échec, c'est le plus sûr moyen qu'on ne vous le reproche pas, qu'on n'ose pas vous le reprocher.
Dans la même œuvre
Il croit que l'Histoire ne sauvegarde que la gravité, le désespoir ou la mélancolie. La légèreté sera balayée selon lui. «L'eau de rose ne se conserve pas: on ne se souvient que du sang».
Il est des incuriosités qui ressemblent à s'y méprendre à des abandons.
Partir, c'est un arrachement, une manière d'amputation. Rompre, c'est une violence. Dans l'expatriation, on perd nécessairement une part de soi.
Les lieux sont aussi des liens. Et ils sont notre mémoire.