Il faudrait toujours rester sur ses gardes. Et ne pas oublier que ceux qui veulent nous nuire sont peu traversés par les états d'âme.

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C'est ça précisément l'amour d'une mère, cette effusion immense, ce débordement comme on le dit d'un fleuve qui déborde de son lit.
Il nous arrive d'être ébahis devant des montagnes, des océans, des soleils, d'être impressionnés par ce qui est hors de notre portée, par ce que nos esprits seraient incapables de concevoir.
Il dit : Mais je te préfère maintenant avec ce corps alourdi, les traits affaissés, la peau crevassée. Je t'aimerais moins s'il n'y avait pas tout ce temps sur toi, toutes ces années. Je pense même que je ne t'aimerais pas du tout.
Je lui ai murmuré que je l'aimais. C'est la phrase qui m'est venue. Ce n'est pas une phrase que j'employais souvent. Parfois, on est submergé, les mots déboulent sans qu'on les commande.
Je n'ai pas d'âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant.
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