Il nous arrive d'être ébahis devant des montagnes, des océans, des soleils, d'être impressionnés par ce qui est hors de notre portée, par ce que nos esprits seraient incapables de concevoir.

À lire aussi de Philippe Besson

Tu es seul, je regarde ta solitude et ta pauvreté, elles me font plaisir, on a les vengeances qu'on peut.
Il ne suffit pas de devenir un autre; il faut avoir le courage de devenir soi.
Le chagrin, ça nimbe. Et puis ça éloigne de soi tout soupçon de méchanceté et de médiocrité.
Je lui ai murmuré que je l'aimais. C'est la phrase qui m'est venue. Ce n'est pas une phrase que j'employais souvent. Parfois, on est submergé, les mots déboulent sans qu'on les commande.
Les gens qui ne sont pas capables de jeter, qui hésitent à se séparer de vieilleries qui ne leur sont d'aucune utilité sont d'incurables nostalgiques que le passé entrave.
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Dans la même œuvre

Des nuages noirs formaient des ombres contre les plis de la falaise. A flanc de colline, le phare surplombait les eaux en désordre, froides et lourdes.
Il y a des traits qu'on n'enlève pas aux gens, qu'ils portent sur eux toute leur vie, malgré la vieillesse, malgré la laideur, malgré les épreuves. Cela peut être la douceur. Ou l'enfance. Ou le malheur.
Je n'ai pas d'âge. Les années ont passé, je les ai perdues. Si je ne devais compter que les années heureuses, je serais encore un enfant.
On échappe à rien. Pas plus à son passé qu'à ce qu'on est profondément.
On a le droit de bâtir sa vie sur un pressentiment.