Les falaises, c'était mes chemins de solitude. Je ne savais plus marcher à deux.

À lire aussi de Claudie Gallay

Les chats, quand ils rêvent, c'est tout leur corps qui chasse.
L'amour est la chose la plus brutale qui soit. Tellement soudaine. Il faudrait pouvoir s'en protéger.
Je les regardais, à la dérobée, incapable de comprendre comment on pouvait en arriver à ce point de haine. Entre eux, le silence même devenait une insulte.
Depuis des mois, ils apprennent à être des funambules. Rester maître de soi et pourtant lâcher prise, c'est sur ce fil-là qu'ils vont devoir marcher.
Il faut que les gens meurent pour comprendre à quel point on les aime. Il faut cela. On cesse alors d'attendre d'eux et les choses deviennent plus faciles.
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Dans la même œuvre

Le vent ne siffle que lorsqu'il rencontre quelque chose. Un obstacle. Il ne siffle jamais sur la mer. L'espace le laisse silencieux.
Les vents qui soufflent les jours de tempête sont comme des tourbillons de damnés. On dit qu'ils sont des âmes mauvaises qui s'engouffrent à l'intérieur des maisons pour y prendre ce qu'on leur doit. On, c'est-à-dire ceux qui restent, les vivants.
A deux, l'espace change. Le silence n'est plus du silence même si l'autre se tait.
Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile.
L'encombrement des greniers ressemble parfois à celui des mémoires.