L'encombrement des greniers ressemble parfois à celui des mémoires.
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Je les regardais, à la dérobée, incapable de comprendre comment on pouvait en arriver à ce point de haine. Entre eux, le silence même devenait une insulte.
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Il n'existe que deux choses infinies, l'univers et la bêtise humaine... mais pour l'univers, je n'ai pas de certitude absolue... C'est Einstein qui a dit ça, c'est peut-être à méditer.
Il disait qu'il y avait là-bas de la neige, parfois dans de telles épaisseurs qu'il avait l'impression d'un enfouissement. Il aimait ça. Il aimait aussi prendre les trains, peu importe la destination, trainer dans les gares et regarder vivre les gens.
L'amour est la chose la plus brutale qui soit. Tellement soudaine. Il faudrait pouvoir s'en protéger, n'est-ce pas?
On a beau faire, s'apitoyer, compatir, essayer de comprendre, on ne peut jamais vraiment ressentir la douleur qu'éprouve l'autre, ni dans sa tête ni dans son corps... Et sans doute que c'est mieux ainsi.
Dans la même œuvre
Le vent ne siffle que lorsqu'il rencontre quelque chose. Un obstacle. Il ne siffle jamais sur la mer. L'espace le laisse silencieux.
Les vents qui soufflent les jours de tempête sont comme des tourbillons de damnés. On dit qu'ils sont des âmes mauvaises qui s'engouffrent à l'intérieur des maisons pour y prendre ce qu'on leur doit. On, c'est-à-dire ceux qui restent, les vivants.
A deux, l'espace change. Le silence n'est plus du silence même si l'autre se tait.
Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile.
L'encombrement des greniers ressemble parfois à celui des mémoires.