A quoi sert-il d'exposer une vision du monde si le monde s'en fout ?
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Le cérémonial a toujours servi à se mettre du plomb dans la cervelle. Sans la grandiloquence des rites, on n'aurait de force pour rien.
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À lire aussi de Amélie Nothomb
Quand on tombe amoureux, on devient présent à un point phénoménal. Par la suite, ce n'est pas l'amour qui se dissipe, c'est la présence. Si vous voulez aimer comme au premier jour, c'est votre présence qu'il faut cultiver.
Rien n'est aussi puissant qu'un esprit animé par la foi. Qu'importe que Dieu existe ou non.
On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses.
Quand on est destiné à devenir un coupable, il n'est pas nécessaire d'avoir quelque chose à se reprocher.
Dans la même œuvre
Nous étions consternés. Surtout moi qui étais à l'origine de cette invasion - de ce déferlement de graisse sous notre toit.
Les livres aussi ce sont des voisins - des voisins de rêve, qui viennent chez vous seulement quand vous les appelez et s'en vont dès que vous ne voulez plus les voir.
Mais la sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.
Affronter un bavard est une épreuv, certes. Mais que faire de celui qui vous envahit pour vous imposer son mutisme?
On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses.