Nous étions consternés. Surtout moi qui étais à l'origine de cette invasion - de ce déferlement de graisse sous notre toit.

À lire aussi de Amélie Nothomb

Tout ce qui grandit accroît sa capacité d'autodémolition.
Le concept de remplacement est la base du désastre de l'humanité.
On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses.
Un jour, je lui avait sorti tout un chapelet d'éloges sur un de ses paragraphes, elle a fermé les yeux. C'est quoi cette réaction? ai-je dit. Je me blottis dans tes mots, a-t-elle répondu.
Je ne raffole pas des prénoms doubles et je trouve fastidieux de la nommer Marie de Magdala. Quant à l'appeler Marie tout court, je l'exclus. Confondre son amoureuse avec sa mère, c'est peu recommandable.
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Dans la même œuvre

Les livres aussi ce sont des voisins - des voisins de rêve, qui viennent chez vous seulement quand vous les appelez et s'en vont dès que vous ne voulez plus les voir.
Mais la sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.
Affronter un bavard est une épreuv, certes. Mais que faire de celui qui vous envahit pour vous imposer son mutisme?
On ne sait rien de soi. On croit s'habituer à être soi, c'est le contraire. Plus les années passent et moins on comprend qui est cette personne au nom de laquelle on dit et fait les choses.
Le cérémonial a toujours servi à se mettre du plomb dans la cervelle. Sans la grandiloquence des rites, on n'aurait de force pour rien.