Le bonheurisme, cette mise en scène du bonheur.

À lire aussi de Vincent Cespedes

On ne reste pas zen : on le devient.
Le bonheurisme d'aujourd'hui, le bonheur bourgeois hissé au rang d'idéal et d'idéologie.
L'iPhone est un iPhallus, un pouvoir d'entrer en contact avec les autres et avec soi-même par télépathie et désincarnation.
Un couple épanoui ne s'étiole qu'ailleurs. Ceux qui ne s'étiolent qu'ensemble ne forment pas un couple, mais une imposture.
Je prends, je donne, je m'élargis.
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Dans la même œuvre

Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.