Le cas de Droopy a ceci de cartoonesque qu'il semble passer à côté de l'explosivité du bonheur. ... Une contradiction sur pattes, qu'aucun vrai chien, du reste, ne comprendrait : les yeux tristounets du cocker ne l'empêchent pas de remuer la queue.
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Le bonheurisme d'aujourd'hui, le bonheur bourgeois hissé au rang d'idéal et d'idéologie.
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À lire aussi de Vincent Cespedes
La philosophie cherche à révéler la part nocturne de toutes choses, et la crée, au besoin.
La vie fait des siennes : des vies foisonnantes, imprévisibles et prolifiques.
Les personnes bienheureuses intensifient leur état de bonheur en se côtoyant.
Satisfaire l'autre, n'est-ce pas la plus belle preuve d'amour ?
Dans la même œuvre
Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.