La vie politique est ainsi faite qu'elle oblige à choisir entre des éléments qui n'ont de sens que parce qu'ils se complètent.

À lire aussi de Edouard Philippe

Plus j'avance dans ma vie, et dans mes lectures, plus je me désole, souvent avec consternation, parfois avec délectation, de ce que je n'ai pas encore lu, de ce qui me reste à lire et de ce que je ne lirai probablement jamais.
La culture, c'est la rencontre entre un individu et une oeuvre : De toutes les définitions de ce concept souvent insaisissable, c'est celle que je préfère. Elle présente l'immense avantage de mettre en contact au cœur de la culture sans tenter de définir ce qu'est une oeuvre.
Un politique ne vit que lorsqu’il est regardé, lorsqu’il est écouté, et lorsqu’il doit convaincre : que sa position est la bonne, que ses idées sont les plus justes, qu’il est le meilleur, ou le plus fort, ou le plus drôle, et qu’il fait la différence. Je n’en connais pas qui se pense inutile. Ou qui conçoive que quelqu’un d’autre ferait mieux. Aussi bien, c’est peu envisageable. Mieux, c’est impossible.
Comment susciter l'envie de lire ? La réponse est simple : par tous les moyens, car ils sont tous bons.
Que serait une vie sans la lecture, sans cette sédimentation imparfaite et aléatoire d'expériences, de connaissances et de sensations qui s'additionnent et s'assemblent de façon unique pour s'y ajouter et pour l'embellir ? Lire, c'est accéder à des expériences inconcevables - et bien souvent non souhaitables ! - et éprouver des sentiments extrêmes mais qui font partie de l'expérience totale de l'humanité.
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La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
Le savoir est une arme, la bibliothèque est un arsenal.
Offrir un livre, c'est transmettre une partie de soi.
Offrir un livre n'est jamais neutre, et peut, entre deux individus être l'instrument d'une transmission immatérielle, parfois indicible mais puissante.