Il y a deux façons de disqualifier quelqu'un : le traiter d'imbécile ou d'intellectuel.
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La parole est indigente par rapport à l'écrit. Nécessaire socialement, psychiquement et même biologiquement ; mais l'on s'en passe sans dommage quand on peut accéder directement aux livres.
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À lire aussi de Georges Picard
Il n'y a rien de plus profondément plaisant que de rire sans savoir pourquoi. C'est une grâce qui est refusée à ceux qui cherchent une cause à tout et finissent, tant pis, par la trouver. Ma philosophie du bonheur n'admet pas de cause. Être heureux parce que ceci ou parce que cela, ce n'est que du plaisir ou de la joie, ce n'est pas encore toucher par tous les pores de son être au bonheur gratuit d'être en vie.
« J'écris, donc je suis » peut fonder une éthique de l'existence personnelle.
Le seul acte vraiment purificateur, pour ne pas dire philosophique, c'est évidemment de tirer la langue à son propre reflet, double singulier de soi-même tout autant que figure allégorique de la clownerie humaine.
La déception est l'ordinaire des gens qui voient loin.
Dans la même œuvre
Les moyens et la fin se conditionnent mutuellement dans l'écriture : style, vision du monde et tempérament sont les aperçus d'une même réalité, celle qui fait l'oeuvre et l'écrivain.
Le plus beau de l'écriture, c'est cette tension entre ce qui est écrit et ce qui est à écrire, c'est l'usage d'une liberté qui prend ses risques en laissant ses traces.
La critique est encore plus aisée que le prétend le proverbe, car c'est la forme ordinaire de l'estimation qui détermine nos goûts et nos dégoûts.
C'est une sottise de croire qu'un charme puisse naître d'une volonté.
C'est une sottise de croire qu'un charme puisse naître d'une volonté.