Il y a deux façons de disqualifier quelqu'un : le traiter d'imbécile ou d'intellectuel.

À lire aussi de Georges Picard

Il n'y a rien de plus fou que la Raison enivrée d'elle-même, décapée des scories de l'approximatisme, pure et tranchante comme un couperet.
De nos jours, le seul niveau qui monte est celui du bruit.
Le collectionneur, l'érudit et le sage, trois visages d'une folie capable de défendre tour à tour, et très bien, ses raisons.
Le ridicule ne tue pas, car si cela était, une bonne partie de l'humanité actuelle aurait déjà disparu depuis longtemps.
Gratter un sol aride ne sert qu'à faire lever la poussière.
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Dans la même œuvre

On prétend que le pouvoir corrompt ceux qui l'approchent: en réalité, il ne fait qu'ouvrir les vannes de la compulsion morale à tendance sadique que chacun cultive, plus ou moins inconsciemment, en soi.
La plupart du temps, l'idée concrète que l'on se fait de la tolérance se distingue mal d'une attitude d'indifférence égoïste. A certaines périodes critiques, la tolérance devient même l'antichambre de la compromission et de la collaboration.
Tel est le but véritable de l'institution du débat médiatique : bétonner de part et d'autre les positions, compter les troupes et ragaillardir son monde en le rassurant sur le bénéfice d'une victoire à terme.
Le pouvoir rend l'homme fou, et folle la femme, d'une folie intériorisée, socialement acceptable et valorisante, et dont la principale manifestation consiste justement en cette revendication totalitaire : avoir toujours raison.
Pour maintenir l'humain à son niveau le plus bas, là où il ne risque pas de faire des vagues, rien ne vaut une organisation structurée avec des niveaux de pouvoir et des pions disciplinés capables de les exercer.