« J'écris, donc je suis » peut fonder une éthique de l'existence personnelle.
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La critique est encore plus aisée que le prétend le proverbe, car c'est la forme ordinaire de l'estimation qui détermine nos goûts et nos dégoûts.
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À lire aussi de Georges Picard
Gratter un sol aride ne sert qu'à faire lever la poussière.
Tout savoir de presque rien n'est pas plus satisfaisant que peu savoir de presque tout.
La déception est l'ordinaire des gens qui voient loin.
Écrire oblige à choisir parmi des amas d'idées initialement vagues celles qui trouveront leur densité dans les limites de la syntaxe et du style. Comme l'ont pensé maintes sociétés de tradition orale, l'écriture piège celui qui s'en sert - qui s'enserre, justement, dans une formulation dont il doit ensuite répondre, ne serait-ce qu'à l'égard de lui-même.
Dans la même œuvre
Les moyens et la fin se conditionnent mutuellement dans l'écriture : style, vision du monde et tempérament sont les aperçus d'une même réalité, celle qui fait l'oeuvre et l'écrivain.
Le plus beau de l'écriture, c'est cette tension entre ce qui est écrit et ce qui est à écrire, c'est l'usage d'une liberté qui prend ses risques en laissant ses traces.
C'est une sottise de croire qu'un charme puisse naître d'une volonté.
C'est une sottise de croire qu'un charme puisse naître d'une volonté.
Les « grands écrivains » ne sont pas ceux que j'admire, ce sont ceux que j'aime.