La maternité est ce qui soutient le fond de tout. La maternité est la fatigue surmontée, la mort avalée dans laquelle aucune joie ne viendrait.

À lire aussi de Christian Bobin

Deux choses nous éclairent, qui sont toutes les deux imprévisibles: un amour ou une mort. C'est par ces événements seuls qu'on peut devenir intelligents, parce qu'ils nous rendent ignorants.
Je t'aimais. Je t'aime. Je t'aimerai. Il ne suffit pas d'une chair pour naître. Il y faut aussi cette parole.
Lire, c'est ajouter au livre, découvrir, en s'y penchant, son propre visage dans la fontaine de papier blanc.
Il n'y a pas de connaissance en dehors de l'amour. Il n'y a dans l'amour que de l'inconnaissable.
Le mal de la télévision, ce n'est pas dans la télévision qu'il est, c'est dans le monde, et si on le confond c'est qu'ils ne font plus qu'une masse perdue, souffrante.
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Dans la même œuvre

Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu'eux-mêmes ont trouvés dans les livres.
Les hommes vont en aveugle dans leur vie. Les mots sont leur canne blanche.
Très peu de vraies paroles s'échangent chaque jour. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler.
La beauté, le Christ n'en parle jamais. Il ne fréquente qu'elle, dans son vrai nom: l'amour. La beauté vient de l'amour comme le jour vient du soleil, comme le soleil vient de Dieu, comme Dieu vient d'une femme épuisée par ses couches.
La beauté vient de l'amour comme le jour vient du soleil.