Un livre, un vrai livre, ce n'est pas quelqu'un qui nous parle, c'est quelqu'un qui nous entend, qui sait nous entendre.
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La beauté, le Christ n'en parle jamais. Il ne fréquente qu'elle, dans son vrai nom: l'amour. La beauté vient de l'amour comme le jour vient du soleil, comme le soleil vient de Dieu, comme Dieu vient d'une femme épuisée par ses couches.
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Ceux qui recueillent les faveurs de la foule sont comme des esclaves qui auraient des millions de maîtres.
A quoi reconnaît-on les gens fatigués. A ce qu'ils font des choses sans arrêt. A ce qu'ils rendent impossible l'entrée en eux d'un repos, d'un silence, d'un amour.
Dans les années soixante, l'usine à midi et à six heures, toutes sirènes hurlantes, relâchait ses esclaves.
Cette inaliénable égalité devant le vide, l'horreur du vide, la souveraineté du vide. Que nous la reniions ou non, peu importe. C'est là que nous sommes. C'est là qu'adviennent les rencontres.
Dans la même œuvre
Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu'eux-mêmes ont trouvés dans les livres.
Les hommes vont en aveugle dans leur vie. Les mots sont leur canne blanche.
Très peu de vraies paroles s'échangent chaque jour. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler.
La beauté vient de l'amour comme le jour vient du soleil.
La beauté vient de l'amour. L'amour vient de l'attention. L'attention simple au simple, l'attention humble aux humbles, l'attention vive à toutes vies.