L'ivresse, c'est l'endroit où vont ceux qui ne veulent être nulle part.

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Pour se relaxer, certaines personnes vont au hammam, d'autres font du sport. Moi, je repasse. Je ne connais rien de plus apaisant que le fer brûlant qui glisse sur le tissu et le transforme en un clin d'œil. De froissé et rêche, il devient lisse et doux. Pourvu qu'un jour on inventé un fer à repasser sa vie.
Camille ne veut pas d'enfants. Ces petits machins qui braillent, chient et foutent en l'air la grasse mat' du dimanche, très peu pour elle. Ceux des autres, à l'extrême limite, elle peut les tolérer quelques minutes. Mais en avoir un à soi, pour toute la vie en plus, non merci. Elle a du mal à garder une plante vivante, alors, un bébé... Ou bien il faudrait qu'elle puisse accoucher d'un enfant déjà grand. Qu'il sache se faire à manger, s'habiller tout seul et débarrasser le lave-vaisselle.
Le matin, ça sent l'espoir. C'est peut-être le jour où tout va changer. Une rencontre. Une idée. Une solution. Un départ.
La vie, c'est comme un tour de magie. Quand on est enfant, on ne voit que le devant de la scène. C'est fabuleux, on s'émerveille, on se pose des questions, on a envie d'en savoir plus. Et puis, on grandit. Peu à peu, les coulisses se dévoilent, on réalise que c'est compliqué. C'est moins joli, c'est quand même parfois moche, on est déçu. Mais on continue quand même à s'émerveiller.
La douleur, c'est comme un boomerang. Si on essaie de l'envoyer loin de soi, elle nous revient en pleine tête.
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Ma mère conduit aussi bien qu'elle cuisine. Au deuxième virage, j'ai envie de vomir. Au troisième rond-point, j'ai envie de sauter. A la cinquième tentative de créneau, j'ai envie d'être adoptée.
On devrait offrir des CD de rires d’enfants aux gens qui vont mal.
Vous n’avez plus à craindre le malheur. C’est au plus fort de son étreinte que l’on apprécie le plus les choses positives. Lorsque le bonheur est normal, on ne le remarque pas.
Vous n’avez plus à craindre le malheur. C’est au plus fort de son étreinte que l’on apprécie le plus les choses positives.
Lorsque le bonheur est normal, on ne le remarque pas.