Tout au long de notre vie, on juge ce qui nous arrive, on se réjouit, on se lamente. Pourtant, on ne saura qu’au dernier moment s’il y avait lieu de se réjouir ou de se lamenter. Rien n’est figé, tout évolue.
Œuvre
Il est grand temps de rallumer les étoiles (2018)
20 citations · Virginie Grimaldi · sur Dicocitations ↗
Je suis attentive aux jolies petites choses que l’on croise souvent sans les voir. Mes joies sont décuplées. Un rayon de soleil, une odeur de lilas, les illuminations de noël font monter en moi des bouffées de bonheur.
Les parents sont des funambules. On marche sur un fil tendu entre le trop et le pas assez, un colis fragile entre les mains. Il faut être attentif, mais ne pas laisser croire à notre enfant qu'il est le centre du monde ; il faut lui faire plaisir sans qu'il devienne blasé ; il faut équilibrer son alimentation sans le priver ; il faut lui donner confiance, mais qu'il reste humble ; il faut lui apprendre à être gentil, mais à ne pas se laisser faire ; il faut lui expliquer les choses, mais pas se justifier ; il faut qu'il se dépense et qu'il se repose ; il faut qu'il apprenne à aimer les animaux, mais à s'en méfier ; il faut jouer avec lui et le laisser s'ennuyer ; il faut lui apprendre l'autonomie tout en étant présent ; il faut être tolérant mais pas laxiste ; il faut être ferme mais pas rude ; il faut lui demander son avis, mais pas le laisser décider de tout ; il faut lui dire la vérité sans atteindre son innocence ; il faut l'aimer sans l'étouffer ; il faut le protéger, mais pas l'enfermer ; il faut lui tenir la main tout en le laissant s'éloigner.
Les parents sont des funambules. On marche sur un fil tendu entre le trop et le pas assez, un colis fragile entre les mains.
Avant, quand les gens disaient que j’étais différente, j’aimais pas trop, j’avais l’impression d’être dans un jeu « trouvez l’intrus ». Mais finalement, je veux toujours restée différente. Je ne veux jamais devenir comme les autres. C’est bête d’être les autres alors qu’on est soi.
J’ai annoncé à ma mère que, plus tard, je veux travailler avec les baleines. Elle a rigolé. Je ne sais pas à quel âge on perd nos rêves, mais j’espère ne jamais y arriver.
Je ne sais pas à quel âge on perd nos rêves, mais j’espère ne jamais y arriver.
Plus tard, quand on les a quittés, j'ai songé que, nous autres, les humains, serions bien emmerdés si on n'était pas doté du rire. On serait obligés de toujours afficher nos vraies émotions.
Peut-être que les hommes sont comme Cendrillon, ils se transforment après l'amour.
Les études, au pire, c'est payant, au mieux, ça ne paie pas.
Chaque matin, j'écris dans ma tête mes rêves au crayon à papier. Chaque soir, je les efface.
Cette fille est tellement vide que, quand je la regarde, j'ai le vertige.
Merci mon fils. Lorsque tu sauras lire, il se peut que tu trouves ces lignes légèrement mièvres. Je n'y peux rien, quand je pense à toi, mon sang se transforme en miel. Le jour où tu es monté à bord du bus, tu as tout changé. Le ciel est devenu plus bleu, les paysages plus beaux, mes émotions plus fortes. Tout a pris sens.
T'as remarqué qu'à une lettre près, autiste, ça fait artiste ?
Une mère ne peut pas être heureuse si l'un de ses enfants ne l'est pas.
On a tressé nos douleurs pour n'en faire qu'une, énorme, dévastatrice, insurmontable. Nous espérions sans doute qu'à trois ce serait moins lourd à porter. Ce fut le contraire. Le chagrin de ceux que l'on aime décuple le nôtre.
Le chagrin de ceux que l'on aime décuple le nôtre.
Le matin, ça sent l'espoir. C'est peut-être le jour où tout va changer. Une rencontre. Une idée. Une solution. Un départ.
Je ne suis pas une aventurière. Je n’aime pas les surprises, j’ai besoin de tout anticiper, de tout organiser. L’inconnu m’angoisse, le manque de contrôle me tétanise. Je me suis enfermée dans une bulle rassurante, les mêmes lieux, les mêmes personnes, les mêmes trajets. Je refuse systématiquement tout ce qui se trouve à l’extérieur de ce périmètre.
J'ai l'impression que nous sommes tous à bord d'un bus qui avance inexorablement vers une direction commune. On s'y croise, on s'y perd, on s'y accompagne parfois. Certains en descendent avant le terminus. On ne peut pas le freiner, on ne peut pas l'arrêter quelques instants, on peut juste faire en sorte de s'y sentir le mieux possible.