Merci mon fils. Lorsque tu sauras lire, il se peut que tu trouves ces lignes légèrement mièvres. Je n'y peux rien, quand je pense à toi, mon sang se transforme en miel. Le jour où tu es monté à bord du bus, tu as tout changé. Le ciel est devenu plus bleu, les paysages plus beaux, mes émotions plus fortes. Tout a pris sens.

À lire aussi de Virginie Grimaldi

Dommage qu'il n'existe aucune opération capable de faire disparaître l'aigreur. Il mériterait une bonne injection d'amabilité, et sans anesthésie.
On a tressé nos douleurs pour n'en faire qu'une, énorme, dévastatrice, insurmontable. Nous espérions sans doute qu'à trois ce serait moins lourd à porter. Ce fut le contraire. Le chagrin de ceux que l'on aime décuple le nôtre.
Il est plus simple d'arrêter d'aimer que de faire l'effort de s'accrocher.
Vous n’avez plus à craindre le malheur. C’est au plus fort de son étreinte que l’on apprécie le plus les choses positives.
La vie est courte, mon garçon, et on n'en a qu'une, il ne faut accorder de temps qu'à ce qui en vaut vraiment la peine.
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Dans la même œuvre

Tout au long de notre vie, on juge ce qui nous arrive, on se réjouit, on se lamente. Pourtant, on ne saura qu’au dernier moment s’il y avait lieu de se réjouir ou de se lamenter. Rien n’est figé, tout évolue.
Je suis attentive aux jolies petites choses que l’on croise souvent sans les voir. Mes joies sont décuplées. Un rayon de soleil, une odeur de lilas, les illuminations de noël font monter en moi des bouffées de bonheur.
Les parents sont des funambules. On marche sur un fil tendu entre le trop et le pas assez, un colis fragile entre les mains. Il faut être attentif, mais ne pas laisser croire à notre enfant qu'il est le centre du monde ; il faut lui faire plaisir sans qu'il devienne blasé ; il faut équilibrer son alimentation sans le priver ; il faut lui donner confiance, mais qu'il reste humble ; il faut lui apprendre à être gentil, mais à ne pas se laisser faire ; il faut lui expliquer les choses, mais pas se justifier ; il faut qu'il se dépense et qu'il se repose ; il faut qu'il apprenne à aimer les animaux, mais à s'en méfier ; il faut jouer avec lui et le laisser s'ennuyer ; il faut lui apprendre l'autonomie tout en étant présent ; il faut être tolérant mais pas laxiste ; il faut être ferme mais pas rude ; il faut lui demander son avis, mais pas le laisser décider de tout ; il faut lui dire la vérité sans atteindre son innocence ; il faut l'aimer sans l'étouffer ; il faut le protéger, mais pas l'enfermer ; il faut lui tenir la main tout en le laissant s'éloigner.
Les parents sont des funambules. On marche sur un fil tendu entre le trop et le pas assez, un colis fragile entre les mains.
Avant, quand les gens disaient que j’étais différente, j’aimais pas trop, j’avais l’impression d’être dans un jeu « trouvez l’intrus ». Mais finalement, je veux toujours restée différente. Je ne veux jamais devenir comme les autres. C’est bête d’être les autres alors qu’on est soi.