L'enfant devant la télé donne dos à tout. C'est à son dos qu'on parle, et c'est son dos qui nous répond.

À lire aussi de Dany Laferrière

La sieste est une courtoisie que nous faisons à notre corps exténué par le rythme brutal de la ville.
Les choses s'accumulent en moi et les séparations ne sont pas des soustractions. Cela permet des additions.
On ne meurt pas tant qu'on bouge. Mais ceux qui n'ont jamais franchi la barrière de leur village attendent le retour du voyageur pour estimer si cela valait la peine de partir.
La réalité de la dictature était ce fleuve de sang et de boue, et moi j'étais une feuille détachée d'une branche d'un arbre et qui flottait, légère et étourdie.
Je n'ai aucune oreille musicale, la seule oreille que j'ai, c'est celle d'une machine à écrire.
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Dans la même œuvre

La sieste est une courtoisie que nous faisons à notre corps exténué par le rythme brutal de la ville.
La seule intelligence qui vaille la peine, c'est celle qui nous permet de nous mettre à la place de l'autre - de ressentir ce qu'il ressent sous la douleur et l'humiliation.
Le livre est plus complexe qu'un ordinateur et aussi simple à ouvrir qu'un ciel d'été.
Plus les moyens de communication se multiplient, plus notre monde se rétrécit.
Lire n'est pas nécessaire pour le corps, seul l'oxygène l'est, mais un bon livre oxygène l'esprit.