Œuvre

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).

On peut contempler et agir. On peut être binaire. On peut être deux personnes sinon trois. Moi, c'est mon credo.
Je vois mal une vie sans amour, oui. Je pense même que tout vaut mieux ... que le manque d'amour. Toute forme d'amour vaut mieux que le manque d'amour. J'en suis convaincu.
Vous savez, entre l'amitié et l'amour, quelle différence? Oui. Différence quand même. Faire l'amitié et faire l'amour, c'est pas tout à fait la même chose.
Le temps nous régit tous, le temps cicatrise, le temps travaille «souterrainement», parfois en mal, mais aussi parfois en bien. Mais, ça se passe sur un certain nombre de mois, parfois d'années.
J'ai des doutes, oui bien sûr, j'ai des doutes. Si je n'avais pas de doutes, je n'écrirais pas. J'écris parce que j'ai des doutes.
C'est ça, la littérature. C'est de regarder la littérature du passé en se disant: Ce sont les marques du futur. Je vais marcher vers ça.
Je suis de ceux qui croient qu'un romancier, un écrivain n'a pas de biographie, il a une bibliographie.
Toute vie... toute vie est un échec. Et, en même temps, il faut aimer cet échec.
Notre seule force c'est le public ... . Parce que chaque fois qu'on fait un pas dans l'inconnu, tout le monde a peur, même ceux qui se disent grands visionnaires. Tout le monde a peur.
Je ne peux pas ne pas construire, j'ai besoin de construire à long terme, j'ai besoin d'un projet de fond pour pouvoir faire les autres petits projets. Ca ne m'intéresse pas de faire joujou avec la mise en scène.
La meilleure façon d'amener les gens au théâtre, c'est de faire du théâtre avec eux.
Je pense que la création ce n'est pas entretenir le doute, mais c'est de travailler avec le doute.
On ne prend plus le temps de dire «je t'aime». Nous sommes comme tous hagard comme ça dans nos ornières et nos oeillères, et on ne se regarde plus
Pour le romancier, toutes les expériences sont enrichissantes. Je crois qu'un romancier se nourrit de la mémoire et tout ce qui reste dans la mémoire devient une matière première pour un romancier.
Je crois que le goût pour raconter des histoires et inventer des histoires est né comme une conséquence, un résultat de la passion, du plaisir qui était pour moi, me submerger dans un monde d'invention, de fantaisie grâce à la lecture.
Je crois que l'art vous donne une idée beaucoup plus précise, beaucoup plus exacte, beaucoup plus totalisatrice de ce qui est la vie humaine.
La barbarie fait partie de la littérature. Il y a une dimension barbare dans la vie humaine et dans l'individu. Et sa présence dans la littérature n'est pas nocive, au contraire.
Définir un individu par son appartenance à une nation, c'est une forme extrême de bêtise.
La littérature, c'est une manière de vivre dans le bonheur, dans l'exaltation, d'avoir une vie intéressante qui se renouvelait tout le temps, de vivre l'aventure, d'échapper à la routine, à la médiocrité.
Je crois en la démocratie, je crois au libéralisme, je crois à la coexistence, au gradualisme. Tout ça, c'est très médiocre, mais en politique, c'est mieux la médiocrité.
Le film parle à l'individu, le théâtre parle à la collectivité. Et c'est très différent. Alors, tu n'utilises pas le même langage.
Les gens ont le choix de vivre une vie avec ou sans poésie. La vie avec la poésie est beaucoup plus endurable, je pense, et beaucoup plus stimulante.
Le temps, au théâtre, c'est une chose très intéressante, parce que ce n'est pas une chose qui se chronomètre ou qui se mesure de façon normale. Le temps est courbe, le temps se dilate au théâtre.
Les gens ont peur. La peur, c'est l'ignorance. Alors, plus on est éduqué, plus on voyage, plus on parle de langues, moins on est ignorant, donc moins on a peur. La peur, c'est vraiment l'ignorance.
La seule vraie lutte contre la mort, c'est la création.