Œuvre

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).

Je ne veux pas ouvrir la boîte noire de ma machine intellectuelle. Pour simplement, j'ai trop peur qu'une fois qu'on aura démonté les pièces, on ne saura pas les remonter et je n'aurai plus de créativité.
... au bout de quatre heures par jour, je ne peux pas écrire davantage, c'est très fatigant d'écrire.
Je crois assez volontiers à la réincarnation, mais je ne suis pas tout à fait convaincu que j'aurai sept vies successives. Donc, j'essaie d'avoir sept vies simultanées, et pleines et entières, absolument pleines.
Quand j'achète un livre, en fait, c'est un dialogue avec la mort, parce que le livre, ça va me prendre du temps à le lire. Quand vous achetez un livre, vous êtes sûr, évidemment, que vous ne serez pas mort avant de l'avoir lu.
Je pense qu'une des choses les plus saines qu'on doit avoir dans la vie, c'est de se conduire comme si on était mort.
La théologie ne peut pas admettre la théocratie, parce que la théologie, c'est un rapport direct de l'homme à Dieu. Ca n'a rien à voir avec le gouvernement.
Pour moi, le propre de l'homme, c'est sa liberté, sa capacité de se penser libre, de se penser lui-même comme libre. ... Je dirai, pour prendre un langage philosophique un peu prétentieux - c'est la conscience de soi.
On a intérêt au bonheur des autres, on a intérêt à ce que les autres ne soient pas malades, on a intérêt au succès des autres parce que nous sommes une équipe collective.
On revient toujours à l'idée du temps, donc de la mort, donc, c'est ça le grand fil conducteur, c'est la gestion du temps.
J'ai un sentiment d'éternité qui fait que l'agenda, le grand livre théorique que j'ai en chantier et les vingt et quelques autres projets que j'ai ... sur mon fourneau en ce moment, je les ferai.
La vie elle-même change tellement vite. C'est tellement difficile aujourd'hui de faire des pronostics sur ce que seront les choses dans dix ans.
Ma revendication en tant que femme c'est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m'adapter au modèle masculin.
Je trouve que le temps passant, on vit de plus en plus facilement ensemble.
Aussi longtemps qu'on s'entend, qu'on partage, on vit ensemble.
Jamais aucun écrivain n'a pensé qu'en écrivant une oeuvre il allait sauver l'humanité. Ni aucun peintre, ni aucun sculpteur ... . Mais, ça peut nous aider à poser des meilleures questions et très, très lentement à faire bouger les choses.
Si vous me posez la question: «Qu'est-ce que c'est l'autre?», je n'ai pas de réponse, parce que l'autre, il est autre et il est en même temps moi-même.
Les grammairiens avaient tellement découpé le temps qu'ils avaient mis un futur antérieur, un passé dans le futur.
A mon avis, le roman n'est plus un genre littéraire, il est devenu ce que j'appelle un espace littéraire. Et dans cet espace, on peut tout trouver: la philosophie, la science, le drame, la poésie.
J'écris pour une espèce de lecteurs. Je les appelle les «inquiets». Les gens qui sont troublés par la vie, par les choses, ce sont mes lecteurs.
Il faut se laisser guider par l'enfant qu'on a été. L'enfant, c'est quelque chose qui est quelqu'un qui n'est plus.
L'enfant, il vit dans un autre monde. C'est le monde du pourquoi. Et quand il finit de demander pourquoi, c'est la rupture.
Le péché capital des femmes aujourd'hui: elles veulent au fond être des hommes par le fait du pouvoir. Elles savent que le pouvoir est masculin.
L'amour il faut le réinventer tous les jours, même dans la vie du couple. Si on n'arrose pas cette plante délicate qui est là, si on ne la soigne pas, l'amour, comme tout dans la vie, est mortel.
Le temps, c'est tout simplement la mort qui dit: non, c'est fini. Et on se rend compte qu'il faut mourir pour vivre. L'immortalité pour nous, ce serait un cauchemar.
C'est une espèce de maladie incurable que je porte, qui s'appelle lucidité. Parce que je ne vois aucune raison pour être optimiste dans le monde où nous sommes. Aucune raison.