Œuvre

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).

L'enfer, c'est nous-même; nous sommes l'enfer.
A partir du moment où vous donnez un autre nom au je, c'est une fiction.
La littérature, c'est les personnages. Ca commence avec ça, ça ne commence pas avec un coucher de soleil. Il faut éviter. Si vous trouvez ça au début, ne lisez pas.
On n'invente rien, ça vous arrive comme un rêve vous arrive.
Il faut séparer l'artiste de son art. Vous savez, on regarderait rien dans un musée si on savait tout sur tous les peintres.
Je ne pourrais pas plus devenir française que je pouvais devenir un écureuil dans un arbre. Je suis canadienne, je suis née canadienne et j'ai appris à lire et à écrire au Canada.
Je crois profondément qu'à chaque époque, l'humanité a besoin d'un groupe humain qui a été trop longtemps marginalisé et qui se révolte, qui veut prendre sa place dans la société pour faire bouger le monde.
Nous avons cette tendance à nous replier sur nous-mêmes. Mais pour nous réveiller, il ne suffit pas d'un cri d'un tel, il faut encore qu'un groupe humain se révolte, vous oblige à repenser les choses.
Aujourd'hui, il n'y a plus de prolétariat, il y a des gens qui travaillent, mais ils n'ont pas de conscience des classes.
Les hommes politiques, les hommes des médias, les acteurs, les écrivains, les chanteurs, où est-ce qu'ils prennent les gens pour les applaudir? A l'agora, sur la place publique.
Je pense qu'on écrit quand on n'attend aucune réponse.
Chacun est singulier et c'est dans la vérité singulière que se trouve l'essence de l'humain.
Le bonheur est un deuil du malheur et l'optimisme est un deuil du pessimisme.
Il faut avoir une part de délire, c'est la poésie, c'est l'incertitude, c'est l'hésitation, c'est le trouble, et c'est la source de la créativité.
La pensée paresseuse, c'est la récitation. Si vous voulez être bien, si vous voulez dormir, si vous voulez être tranquille... récitez. Si vous voulez penser, là, vous aurez des insomnies. La pensée paresseuse, c'est la certitude.
L'aventure humaine, c'est de se poser des questions, d'explorer et de chercher.
Chaque publication scientifique ne sert qu'à poser 10, 20 questions. Chaque découverte scientifique est passionnante parce qu'elle ouvre un univers de questions. Si les questions vous angoissent, ne soyez pas scientifique.
La proximité affective donne aux mots la charge d'un pistolet, d'un revolver.
Si on veut être efficace, il vaut mieux avoir un ordinateur, si on veut être authentique, il vaut mieux écrire et penser avec la main.
On peut très bien ne pas vivre sans être mort.
Le miracle, quand on le taquine, il répond, il existe.
On méprise tellement la nature qu'on est en train de la détruire, et si on détruit la nature, on partira avec elle.
Un enfant sans attachement n'a aucune chance de se développer, il flotte, il erre, il n'a pas de valeurs dans sa vie, ça ou autre chose, debout ou assis, mort ou vivant, ça n'a pas d'importance.
Le bonheur est contagieux et le malheur aussi est contagieux.
Si vous vous mettez à la place des autres, vous aurez un frein intime, vous ne pourrez pas tout vous permettre.