Auteur

Boris Cyrulnik

L'amour n'est pas un lien, c'est une révélation.
L'amour est une surprise qui nous arrache à l'insipide, l'attachement est un lien qui se tisse au quotidien.
Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve.
Les malades commençaient à être malheureux lorsqu'on leur annonçait qu'ils allaient pouvoir sortir. La lourdeur d'une institution très hiérarchisée favorisait à tous les niveaux une sorte de délicieuse démission.
Si la souffrance contraint à la créativité, cela ne signifie pas qu'il faille être contraint à la souffrance pour devenir créatif.
Dans notre culture, on encourage l'enfant blessé à faire une carrière de victime.
Pour s'en sortir, il faut disposer très tôt de ressources en soi et pouvoir bénéficier des mains tendues ou tuteurs de résilience.
Si l'on ramasse un blessé de la route n'importe comment, on risque d'aggraver ses douleurs et il faut prendre des précautions. De même pour les blessés de la vie, à défaut de quoi on les condamne.
Nous devrions réfléchir un peu plus à la manière dont nous avons peur aussi de nos enfants tout en vivant dans une culture qui prétend toujours les protéger.
Il faut avoir une part de délire, c'est la poésie, c'est l'incertitude, c'est l'hésitation, c'est le trouble, et c'est la source de la créativité.
La pensée paresseuse, c'est la récitation. Si vous voulez être bien, si vous voulez dormir, si vous voulez être tranquille... récitez. Si vous voulez penser, là, vous aurez des insomnies. La pensée paresseuse, c'est la certitude.
L'aventure humaine, c'est de se poser des questions, d'explorer et de chercher.
Chaque publication scientifique ne sert qu'à poser 10, 20 questions. Chaque découverte scientifique est passionnante parce qu'elle ouvre un univers de questions. Si les questions vous angoissent, ne soyez pas scientifique.
La proximité affective donne aux mots la charge d'un pistolet, d'un revolver.
Si on veut être efficace, il vaut mieux avoir un ordinateur, si on veut être authentique, il vaut mieux écrire et penser avec la main.
On peut très bien ne pas vivre sans être mort.
Le miracle, quand on le taquine, il répond, il existe.
On méprise tellement la nature qu'on est en train de la détruire, et si on détruit la nature, on partira avec elle.
Un enfant sans attachement n'a aucune chance de se développer, il flotte, il erre, il n'a pas de valeurs dans sa vie, ça ou autre chose, debout ou assis, mort ou vivant, ça n'a pas d'importance.
Le bonheur est contagieux et le malheur aussi est contagieux.
Si vous vous mettez à la place des autres, vous aurez un frein intime, vous ne pourrez pas tout vous permettre.
Maintenant que le génome est à peu près décrypté, on découvre avec étonnement que les hommes ont pratiquement le même génome que les vers de terre; les vers de terre sont vexés!
Moins on a de connaissances, plus on a de convictions.
On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d'aller de l'avant tout en gardant la mémoire de sa blessure.
Etre invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu'à éviter de trop s'en protéger.

Œuvres de Boris Cyrulnik

Autobiographie d'un épouvantail (2008)Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).De Chair et d'Ame (2006)De la parole comme d'une molécule (1995)Ivres paradis, bonheurs héroïquesL'Education, mai 2001.L'Ensorcellement du monde (1997)Le Courrier de l'Unesco, novembre 2001.Le Monde de l'éducation n° 292, mai 2001.Le Murmure des fantômes (2003)Les Nourritures affectives (1993)Les Vilains Petits Canards (2001)Les âme blessées (2014)Mourir de dire : La honte (2010)Mourir de dire : La honte (2010)Mourir de dire: La honte (2010)Mémoire de singe et paroles d'homme (1983)Sauve-toi, la vie t'appelle (2012)Si les lions pouvaient parler. Essais sur la condition animale (1998)Sous le signe du lien (1989)