Œuvre
Les Nourritures affectives (1993)
Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve.
Quand les parents provoquaient la rencontre de leurs enfants, ils renforçaient le groupe. Quand l'amour préside au choix du partenaire, il facilite la névrose.
La seule révolution physiologique d'une vie humaine c'est l'amour.
Le regard de l'autre n'est pas neutre. C'est une perception qui provoque une alerte émotive, une sensation d'invitation ou d'intrusion.
La violence est un point de vue, exprimé par des comportements qui ne tiennent pas compte de l'existence de l'autre.
Empêcher le récit d'un âgé, c'est interdire la seule action qui lui reste, c'est l'empêcher de prendre sa place, c'est l'exclure, l'isoler affectivement et socialement, le rendre confus, désorienté dans un monde dépourvu de sens et de sensorialité.
Mais quand le sacré pointe, la violence n'est jamais loin.
La fonction sociale des vieux, c'est peut-être de fabriquer du récit.