Auteur

Philippe Labro

Drifter il avait dix ans d'avance sur la mode «rasta», mais il ne vécut pas assez loin pour le savoir.
On ne crache pas à la figure d'un homme, sauf si bien entendu, sa moustache a pris feu.
J'adorais son côté libertaire et anarcho-cynique. Comme tous les humoristes, il avait un regard dépourvu d'illusion sur la bêtise humaine et sur la vanité des choses.
On peut contempler et agir. On peut être binaire. On peut être deux personnes sinon trois. Moi, c'est mon credo.
Je vois mal une vie sans amour, oui. Je pense même que tout vaut mieux ... que le manque d'amour. Toute forme d'amour vaut mieux que le manque d'amour. J'en suis convaincu.
Vous savez, entre l'amitié et l'amour, quelle différence? Oui. Différence quand même. Faire l'amitié et faire l'amour, c'est pas tout à fait la même chose.
Le temps nous régit tous, le temps cicatrise, le temps travaille «souterrainement», parfois en mal, mais aussi parfois en bien. Mais, ça se passe sur un certain nombre de mois, parfois d'années.
La Rentrée: rien à faire, tout le monde rentre à la fin de l'été. On dirait que la vie a été fabriquée, en France, au même rythme que nos enfances et nos adolescences.
On dirait que le bruit de la mer est l'enveloppe qui contient tout le reste, les couleurs, les odeurs. Si tu regardes longuement le ciel et la mer, tu finis par croire que ce bruit, tu le vois.
Le glauque, c'est la misère du coeur, la tristesse de ceux qui vivent sans amour.
Je suis heureux pour toi, véritablement heureux. Je suis très malheureux pour moi, mais il paraît que le bonheur, c'est le malheur accepté.
L'intelligence se mesure parfois à la quantité d'incertitudes qu'un esprit peut supporter.
La douleur ne se raconte pas. Il me semble en tout cas que je n'en ai ni le talent ni la capacité. C'est horriblement répétitif la douleur. Horriblement semblable. Ca n'arrête pas, c'est tout, c'est tout ce qu'il faut dire.
Lorsqu'on a trop travaillé sur une enquête, lorsqu'on a trop lu et relu, lorsque l'on a trop examiné et contrebalancé les théories, on ne sait plus rien.
Si nous pouvions, ne serait-ce qu'une fois par jour, regarder clairement la douleur des autres, la petitesse de nos propres affaires prendrait la forme d'un tas de brindilles posé sur un banc de pierres grises dans un jardin d'automne.
Tout fait peine. La voix et le regard sont éteints ? Mais c'est tout votre corps qui l'est, éteint !

Œuvres de Philippe Labro

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).Des bateaux dans la nuit (1982)Franz et Clara (2006)La Traversée (1996)Les Gens (2009)Manuella (1999)On a tiré sur le Président (2013)Réactions à la mort de Jean Yanne, le 23 mai 2003.Tomber sept fois, se relever huit (2003)