Auteur

Mario Vargas Llosa

Il n'y a pas de manie ou de phobie qui manquent de grandeur, étant donné qu'elles constituent l'originalité de l'être humain, la meilleure expression de sa souveraineté.
Le nationalisme est la culture de l'inculte, la religion de l'esprit de clocher et un rideau de fumée derrière lequel nichent le préjugé, la violence et souvent le racisme.
Un régime civil et représentatif, né d'élections libres, soutenus par la loi et contrôlé par la liberté de la presse, même corrompu et inefficace, sera toujours préférable à une dictature.
Pour le romancier, toutes les expériences sont enrichissantes. Je crois qu'un romancier se nourrit de la mémoire et tout ce qui reste dans la mémoire devient une matière première pour un romancier.
Je crois que le goût pour raconter des histoires et inventer des histoires est né comme une conséquence, un résultat de la passion, du plaisir qui était pour moi, me submerger dans un monde d'invention, de fantaisie grâce à la lecture.
Je crois que l'art vous donne une idée beaucoup plus précise, beaucoup plus exacte, beaucoup plus totalisatrice de ce qui est la vie humaine.
La barbarie fait partie de la littérature. Il y a une dimension barbare dans la vie humaine et dans l'individu. Et sa présence dans la littérature n'est pas nocive, au contraire.
Définir un individu par son appartenance à une nation, c'est une forme extrême de bêtise.
La littérature, c'est une manière de vivre dans le bonheur, dans l'exaltation, d'avoir une vie intéressante qui se renouvelait tout le temps, de vivre l'aventure, d'échapper à la routine, à la médiocrité.
Je crois en la démocratie, je crois au libéralisme, je crois à la coexistence, au gradualisme. Tout ça, c'est très médiocre, mais en politique, c'est mieux la médiocrité.
L'imbécillité me semble respectable si elle est génétique, héritée, pas si elle vient d'un choix, d'une prise de position délibérée.
Le fleuve de soldats, chevaux, canons, charrettes est sans fin. C'est un crotale, pense Parjeù. Chaque bataillon en constitue les anneaux, les uniformes, les écailles, la poudre des canons, le venin avec lequel il empoisonne ses victimes.
Mais vider son ventre est beaucoup moins incertain que nettoyer son âme.
Un régime civil et représentatif, né d'élections libres, soutenu par la loi et contrôlé par la liberté de la presse, même corrompu et inefficace, sera toujours préférable à une dictature.
La méchanceté qui nous empoisonne est partout où il y a des êtres humains, et ses racines plongent profondément dans nos coeurs.

Œuvres de Mario Vargas Llosa

Contact, l'encyclopédie de la création (Emission de TV canadienne).L'Eloge de la marâtre (1990)La Guerre de la fin du monde (1983)Le Rêve du Celte (2011)Les cahiers de Don Rigoberto (1997)Les enjeux de la liberté (1997)