Définir un individu par son appartenance à une nation, c'est une forme extrême de bêtise.
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Le fleuve de soldats, chevaux, canons, charrettes est sans fin. C'est un crotale, pense Parjeù. Chaque bataillon en constitue les anneaux, les uniformes, les écailles, la poudre des canons, le venin avec lequel il empoisonne ses victimes.
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Je crois en la démocratie, je crois au libéralisme, je crois à la coexistence, au gradualisme. Tout ça, c'est très médiocre, mais en politique, c'est mieux la médiocrité.
Pour le romancier, toutes les expériences sont enrichissantes. Je crois qu'un romancier se nourrit de la mémoire et tout ce qui reste dans la mémoire devient une matière première pour un romancier.
Mais vider son ventre est beaucoup moins incertain que nettoyer son âme.
La méchanceté qui nous empoisonne est partout où il y a des êtres humains, et ses racines plongent profondément dans nos coeurs.