On ne meurt pas tant qu'on bouge. Mais ceux qui n'ont jamais franchi la barrière de leur village attendent le retour du voyageur pour estimer si cela valait la peine de partir.

À lire aussi de Dany Laferrière

On n'est pas forcément du pays où l'on est né. Il y a des graines que le vent aime semer ailleurs.
Le poète m'aide à faire le lien entre cette douleur qui me déchire et le subtil sourire de mon père.
L'exilé, ce n'est pas celui qui part, puisque celui qui part va toujours découvrir un autre monde qu'il ne connaît pas et qui pourrait apporter un certain excitant à sa vie; l'exilé, c'est celui qui reste.
Seul le voyage sans billet de retour peut nous sauver de la famille, du sang et de l'esprit de clocher.
Il y a autant de mystère à s'approcher d'un être qu'à s'en éloigner.
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Dans la même œuvre

Les blessures dont on a honte ne se guérissent pas.
Si on meurt ici plus vite qu'ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
Seul le voyage sans billet de retour peut nous sauver de la famille, du sang et de l'esprit de clocher.
Je consomme autant de viande ici en un hiver qu'un pauvre en mange en Haïti durant toute une vie.
Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.