On n'est pas forcément du pays où l'on est né. Il y a des graines que le vent aime semer ailleurs.

À lire aussi de Dany Laferrière

Mon coeur est à Port-au-Prince, mon corps à Miami et mon âme à Montréal.
L'exilé, ce n'est pas celui qui part, puisque celui qui part va toujours découvrir un autre monde qu'il ne connaît pas et qui pourrait apporter un certain excitant à sa vie; l'exilé, c'est celui qui reste.
Je consomme autant de viande ici en un hiver qu'un pauvre en mange en Haïti durant toute une vie.
La sieste est une courtoisie que nous faisons à notre corps exténué par le rythme brutal de la ville.
Lire n'est pas nécessaire pour le corps, seul l'oxygène l'est, mais un bon livre oxygène l'esprit.
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Dans la même œuvre

Les blessures dont on a honte ne se guérissent pas.
Si on meurt ici plus vite qu'ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
Seul le voyage sans billet de retour peut nous sauver de la famille, du sang et de l'esprit de clocher.
Je consomme autant de viande ici en un hiver qu'un pauvre en mange en Haïti durant toute une vie.
Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.