Il aimait les oies blanches, les filles de bonne famille, les bourgeoises qui organisaient leurs journées autour des 3 K: Kinder, Küche, Kirche, enfants, cuisine, église.
❧
L'écriture - cet espace où l'on ne se réalise jamais vraiment, où le doute écrase tout.
◆
À lire aussi de Karine Tuil
Elle avait découvert la distorsion entre les discours engagés, humanistes et les réalités de l'existence, l'impossible application des plus nobles idées quand les intérêts personnels mis en jeu annihilaient toute clairvoyance et engageaient tout ce qui constituait votre vie.
C'était ça, le véritable amour : être présent à l'heure du déclin quand on avait tout connu et tout aimé d'un être.
Les locaux de la chaîne étaient un véritable vivier de chair fraîche : journalistes, stagiaires, invitées, éditorialistes, présentatrices, hôtesses d'accueil. Parfois, il se surprenait à rêver de refaire sa vie avec l'une d'entre elles, à lui faire un enfant. Elles étaient si nombreuses à être prêtes à échanger leur jeunesse contre la sécurité. Il les introduirait dans le monde des médias – avec lui, elles auraient dix ans d'avance sur les autres – tandis qu'en s'affichant à leurs côtés il rajeunirait de quelques années en explorant une nouvelle vitalité sexuelle.
Tu sais ce que dit le proverbe ? On voit mieux certaines choses avec des yeux qui ont pleuré.
Dans la même œuvre
Ecrire, c'est accepter de déplaire. Ecrire, c'était trahir. Ecrire, c'était avoir les mains sales.
La qualité du tissu que l'on porte sur soi, dans lequel on s'enveloppe, est un signe de valeur sociale.
Bien qu'il n'y ait pas de règles, l'écriture supporte mal les contraintes. Il y a quelque chose d'asocial dans l'acte d'écrire : on écrit contre.
Personne ne peut réussir en littérature. Ecrire, c'est se confronter quotidiennement à l'échec.
Personne n'est formé pour supporter la notoriété. Il n'est pas naturel d'être connu, aimé par des milliers de gens.