Ecrire, c'est accepter de déplaire. Ecrire, c'était trahir. Ecrire, c'était avoir les mains sales.

À lire aussi de Karine Tuil

Que signifient les racines quand aucun sol ne nous tolère?
On ne peut pas débattre avec quelqu'un comme vous. Vous êtes dans l'invective, vous êtes dans le jugement définitif. D'une certaine façon, vous êtes le produit de notre époque.
L'amour s'ennuie vite. Il veut du beau, du neuf. C'est un enfant pourri. Et il se lasse. L'amour est la première révolution sociale, il profite à toutes les classes, mais comme tous les régimes révolutionnaires, il finit souvent en dictature.
Des sommets, on ne peut plus que redescendre.
Contrôler l'identité de quelqu'un, c'est déjà délégitimer sa présence.
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Dans la même œuvre

L'écriture - cet espace où l'on ne se réalise jamais vraiment, où le doute écrase tout.
La qualité du tissu que l'on porte sur soi, dans lequel on s'enveloppe, est un signe de valeur sociale.
Bien qu'il n'y ait pas de règles, l'écriture supporte mal les contraintes. Il y a quelque chose d'asocial dans l'acte d'écrire : on écrit contre.
Personne ne peut réussir en littérature. Ecrire, c'est se confronter quotidiennement à l'échec.
Personne n'est formé pour supporter la notoriété. Il n'est pas naturel d'être connu, aimé par des milliers de gens.