C'était ça, le véritable amour : être présent à l'heure du déclin quand on avait tout connu et tout aimé d'un être.
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Bien qu'il n'y ait pas de règles, l'écriture supporte mal les contraintes. Il y a quelque chose d'asocial dans l'acte d'écrire : on écrit contre.
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À lire aussi de Karine Tuil
Les êtres malheureux se reconnaissent entre eux.
Ce qui fait la dureté d'un milieu, ce sont les manoeuvres de ceux qui le dirigent. Vous voyez par exemple, ce matin, en acceptant cet entretien, j'aurais dû me méfier et écouter les conseils de Beckett. Vous savez ce qu'il a écrit dans Molloy ? C'est le matin qu'il faut se cacher. Les gens se réveillent, frais et dispos, assoiffés d'ordre, de beauté et de justice, exigeant la contrepartie. Oui, c'est le passage dangereux.
Des sommets, on ne peut plus que redescendre.
La fiction peut être un moyen d'appréhender le réel, à défaut de pouvoir l'expliquer.
Dans la même œuvre
Ecrire, c'est accepter de déplaire. Ecrire, c'était trahir. Ecrire, c'était avoir les mains sales.
L'écriture - cet espace où l'on ne se réalise jamais vraiment, où le doute écrase tout.
La qualité du tissu que l'on porte sur soi, dans lequel on s'enveloppe, est un signe de valeur sociale.
Personne ne peut réussir en littérature. Ecrire, c'est se confronter quotidiennement à l'échec.
Personne n'est formé pour supporter la notoriété. Il n'est pas naturel d'être connu, aimé par des milliers de gens.