Ta passion pour ton métier n'est qu'un des nombreux masques de l'ambition. Chez d'autres, moins habiles, moins stratèges, le désir de conquête est plus visible ; chez toi, au premier abord, on ne décèle pas l'ambitieux compétiteur ; seulement le travailleur acharné, mais il y a dans cette forme de dévouement, cet acharnement à bien faire, une même volonté d'atteindre la première place, et d'y rester, quel que soit le prix à payer pour ça.
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Ce qui fait la dureté d'un milieu, ce sont les manoeuvres de ceux qui le dirigent. Vous voyez par exemple, ce matin, en acceptant cet entretien, j'aurais dû me méfier et écouter les conseils de Beckett. Vous savez ce qu'il a écrit dans Molloy ? C'est le matin qu'il faut se cacher. Les gens se réveillent, frais et dispos, assoiffés d'ordre, de beauté et de justice, exigeant la contrepartie. Oui, c'est le passage dangereux.
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Il sortit de sa poche un pilulier, l'ouvrit et prit un anxiolytique qu'il fit fondre sous sa langue. En quelques minutes, l'angoisse se dissipa : désormais, le bonheur ne s'obtenait plus que sur ordonnance.
L'amour n'est pas fait pour l'épreuve. Il est fait pour la légèreté, la douceur de vivre, une forme d'exclusivité, une affectivité totale.
L'écriture - cet espace où l'on ne se réalise jamais vraiment, où le doute écrase tout.
Tu es israélite? et je rougissais, être juif, c'est avoir chaud tout le temps.
Dans la même œuvre
Il sortit de sa poche un pilulier, l'ouvrit et prit un anxiolytique qu'il fit fondre sous sa langue. En quelques minutes, l'angoisse se dissipa : désormais, le bonheur ne s'obtenait plus que sur ordonnance.
C'était ça, le véritable amour : être présent à l'heure du déclin quand on avait tout connu et tout aimé d'un être.
Les êtres malheureux se reconnaissent entre eux.
Tu sais ce qui arrive à ceux qui pensent qu'on peut survivre en respectant des lois morales ? Tôt ou tard, ils finissent piétinés.
Se hâtant vers la salle Victor-Hugo, elle songea à cette phrase de l'écrivain dans L'Homme qui rit : « La vie n'est qu'une longue perte de tout ce qu'on aime. »