La mobilité sociale n'était qu'un hochet que la société agitait pour créer une énergie, détourner l'attention.
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L'amour n'est pas fait pour l'épreuve. Il est fait pour la légèreté, la douceur de vivre, une forme d'exclusivité, une affectivité totale.
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À lire aussi de Karine Tuil
A partir d'un certain âge, seuls les ouvriers perchés très haut sur les échafaudages te sifflent encore.
La maladie est la zone d'ombre de la vie, un territoire auquel il coûte cher d'appartenir. En naissant, nous acquérons une double nationalité qui relève du royaume des bien portants comme de celui des malades. Et bien que nous préférions tous présenter le bon passeport, le jour vient où chacun de nous est contraint, ne serait-ce qu'un court moment, de se reconnaître citoyen de l'autre contrée.
Il n'y a pas une seule vérité. On peut assister à la même scène, voir la même chose et l'interpréter de manière différente.
Contrôler l'identité de quelqu'un, c'est déjà délégitimer sa présence.
Dans la même œuvre
La vieillesse est la pire des épreuves sociales. On dérode les hommes comme les arbres.
La plupart des gens préfèrent le confort à la prise de risque, dit-il enfin, parce qu'ils ont peur du changement et de l'échec, alors que la plus grande des peurs devrait être celle d'une vie gâchée.
La première manifestation du pouvoir, c'est le désintérêt pour tout ce qui n'en relève pas.
Tu sais ce que dit le proverbe ? On voit mieux certaines choses avec des yeux qui ont pleuré.
La nostalgie, ce sentiment qui prédestine aux plus grandes déceptions.