La maladie est la zone d'ombre de la vie, un territoire auquel il coûte cher d'appartenir. En naissant, nous acquérons une double nationalité qui relève du royaume des bien portants comme de celui des malades. Et bien que nous préférions tous présenter le bon passeport, le jour vient où chacun de nous est contraint, ne serait-ce qu'un court moment, de se reconnaître citoyen de l'autre contrée.

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Il y avait toujours un moment dans la vie ou l'on piétinait ses idéaux avec une velléité suspecte.
La vie, c'est ça, un apprentissage de la perte.
Les êtres malheureux se reconnaissent entre eux.
La fiction peut être un moyen d'appréhender le réel, à défaut de pouvoir l'expliquer.
La mémoire est une vieille juive hystérique.
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Dans la même œuvre

Il sortit de sa poche un pilulier, l'ouvrit et prit un anxiolytique qu'il fit fondre sous sa langue. En quelques minutes, l'angoisse se dissipa : désormais, le bonheur ne s'obtenait plus que sur ordonnance.
C'était ça, le véritable amour : être présent à l'heure du déclin quand on avait tout connu et tout aimé d'un être.
Les êtres malheureux se reconnaissent entre eux.
Tu sais ce qui arrive à ceux qui pensent qu'on peut survivre en respectant des lois morales ? Tôt ou tard, ils finissent piétinés.
Se hâtant vers la salle Victor-Hugo, elle songea à cette phrase de l'écrivain dans L'Homme qui rit : « La vie n'est qu'une longue perte de tout ce qu'on aime. »