La maladie est la zone d'ombre de la vie, un territoire auquel il coûte cher d'appartenir. En naissant, nous acquérons une double nationalité qui relève du royaume des bien portants comme de celui des malades. Et bien que nous préférions tous présenter le bon passeport, le jour vient où chacun de nous est contraint, ne serait-ce qu'un court moment, de se reconnaître citoyen de l'autre contrée.
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A partir d'un certain âge, seuls les ouvriers perchés très haut sur les échafaudages te sifflent encore.
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À lire aussi de Karine Tuil
Avec le mensonge on peut aller très loin, mais on ne peut jamais en revenir.
Des sommets, on ne peut plus que redescendre.
On n'est riche que de mots, on n'est riche que de livres.
Un chagrin d'amour pouvait-il être considéré comme la plus grande épreuve d'une vie ? Tout amour était-il une illusion ? L'amour rendait-il heureux ? Était-il raisonnable d'aimer ? L'amour était-il un jeu de hasard ? Qui aimait-on dans l'amour ? Pouvait-on vivre sans amour ? Y avait-il une vie après l'amour ? Comment se remettre rapidement d'une rupture amoureuse ?
Dans la même œuvre
Ecrire, c'est accepter de déplaire. Ecrire, c'était trahir. Ecrire, c'était avoir les mains sales.
L'écriture - cet espace où l'on ne se réalise jamais vraiment, où le doute écrase tout.
La qualité du tissu que l'on porte sur soi, dans lequel on s'enveloppe, est un signe de valeur sociale.
Bien qu'il n'y ait pas de règles, l'écriture supporte mal les contraintes. Il y a quelque chose d'asocial dans l'acte d'écrire : on écrit contre.
Personne ne peut réussir en littérature. Ecrire, c'est se confronter quotidiennement à l'échec.