Les locaux de la chaîne étaient un véritable vivier de chair fraîche : journalistes, stagiaires, invitées, éditorialistes, présentatrices, hôtesses d'accueil. Parfois, il se surprenait à rêver de refaire sa vie avec l'une d'entre elles, à lui faire un enfant. Elles étaient si nombreuses à être prêtes à échanger leur jeunesse contre la sécurité. Il les introduirait dans le monde des médias – avec lui, elles auraient dix ans d'avance sur les autres – tandis qu'en s'affichant à leurs côtés il rajeunirait de quelques années en explorant une nouvelle vitalité sexuelle.
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Il aimait les oies blanches, les filles de bonne famille, les bourgeoises qui organisaient leurs journées autour des 3 K: Kinder, Küche, Kirche, enfants, cuisine, église.
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Arabe n'est pas un gros mot... Je n'ai aucun problème à dire que je suis noir. Je n'aime pas l'édulcoration du langage... Souvenez-vous des paroles de Camus : Mal nommer les choses, c'est ajouter du malheur au monde.
Quelle place la littérature prétend-elle prendre dans ce chaos où l'intime se mêle au politique, où tout semble mouvant et incertain, où le réel revendique sa part de piège et de risque ?
Elle avait découvert la distorsion entre les discours engagés, humanistes et les réalités de l'existence, l'impossible application des plus nobles idées quand les intérêts personnels mis en jeu annihilaient toute clairvoyance et engageaient tout ce qui constituait votre vie.
Le vrai problème, ce n'est pas l'origine ethnique, sociale ou religieuse, c'est la domination, c'est le patriarcat. Pas besoin d'être syrien ou maghrébin pour l'imposer. La violence sexuelle a toujours existé, elle n'a pas été importée par les migrants !
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