L'art suprême consiste à voir les grandes choses comme les petites, sans cesse, simultanément, dans tous les rapports de grandeur...

À lire aussi de Thomas Bernhard

La sensualité, cette maladie qui porte en elle le germe de la destruction. Tôt ou tard, elle dissout le meilleur de vous-même, provoque le renversement de toutes les valeurs, le bien et le mal, le proche ou le lointain, le haut et le bas.
Les gens falsifient tout, ils falsifient jusqu'à l'enfance qu'ils ont eue. Ils disent, j'ai eu une belle enfance, et ils n'ont tout de même eu que l'enfer.
Le temps fait toujours de ses témoins des témoins oublieux.
A chaque livre, nous découvrons avec horreur un homme imprimé à mort par les imprimeurs, édité à mort par les éditeurs, lu à mort par les lecteurs.
Tout, chez tout le monde, n'est que divertissement, dérivatif à la mort.
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Dans la même œuvre

La jeunesse est un défaut... Mais le défaut de l'âge, c'est de voir les défauts de la jeunesse.
Les femmes se font aussi une idée tout à fait fausse de leur mari, on ne devrait pas se marier, tout simplement. La femme est faite pour le mariage, oui, mais pas l'homme.
Je cours sans cesse derrière moi-même ! Vous pouvez imaginer ce que c'est que de s'ouvrir soi-même comme un livre et d'être obligé d'y découvrir des tas de fautes d'impression, l'une après l'autre, les coquilles qui fourmillent.
La sensualité, cette maladie qui porte en elle le germe de la destruction. Tôt ou tard, elle dissout le meilleur de vous-même, provoque le renversement de toutes les valeurs, le bien et le mal, le proche ou le lointain, le haut et le bas.
Nos pensées s'affrontent en nous. Les unes plus agressives que les autres, dit-il. Elles concluent souvent des alliances comme le font les hommes, pour, peu après, ne pas les respecter. Être compris et vouloir être compris : une imposture. Basée sur toutes les erreurs des sexes.