Je ne puis voir la mer sans rêver de voyages. - Le soir se fait, un soir ami du paysage, - Où les bateaux, sur le sable du port, - En attendant le flux prochain, dorment encor.
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Je vous invoque ici, Moines apostoliques, - Chandeliers d'or, flambeaux de foi, porteurs de feu, - Astres versant le jour aux siècles catholiques, - Constructeurs éblouis de la maison de Dieu.
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Passer et ne pas trop s'arrêter au passage ; - Ne jamais repasser surtout ; ne savoir l'âge - Ni du moment, ni de l'année - et puis finir - Par ne jamais vouloir de soi se souvenir !
L'aube, l'ombre, le soir, l'espace et les étoiles ; - Ce que la nuit recèle ou montre entre ses voiles, - Se mêle à la ferveur de notre être exalté. - Ceux qui vivent d'amour vivent d'éternité.
Comme un torse de pierre et de métal debout, - Avec, en son mystère immonde, - Le coeur battant et haletant du monde, - Le monument de l'or, dans les ténèbres, bout.
Dis-moi, ma simple et ma tranquille amie, - Dis, combien l'absence, même d'un jour, - Attriste et attise l'amour - Et le réveille, en ses brûlures endormies?
Dans la même œuvre
Solitaires assis sur les montagnes blanches, - Marbres de volonté, de force et de courroux, - Prêcheurs tenant levés vos bras à longues manches - Sur les remords ployés des peuples à genoux.
Toute science enferme au fond d'elle le doute, - Comme une mère enceinte étreint un enfant mort.