Toute science enferme au fond d'elle le doute, - Comme une mère enceinte étreint un enfant mort.

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Les horloges - Volontaires et vigilantes, - Pareilles aux vieilles servantes - Boitant de leurs sabots ou glissant sur leur bas. - Les horloges que j'interroge - Serrent ma peur en leur compas.
La débauche et la faim s'accouplent en leur trou - Et le choc noir des détresses charnelles - Danse et bondit à mort dans les ruelles.
Comme un torse de pierre et de métal debout, - Avec, en son mystère immonde, - Le coeur battant et haletant du monde, - Le monument de l'or, dans les ténèbres, bout.
Sur la bruyère longue infiniment, - Voici le vent cornant novembre; - Sur la bruyère, infiniment, - Voici le vent - Qui se déchire et se démembre - En souffles lourds battant les bourgs: - Voici le vent, - Le vent sauvage de novembre.
Le passeur d'eau, les mains aux rames, - A contre flot, depuis longtemps; - Luttait, un roseau vert entre les dents.
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Dans la même œuvre

Je vous invoque ici, Moines apostoliques, - Chandeliers d'or, flambeaux de foi, porteurs de feu, - Astres versant le jour aux siècles catholiques, - Constructeurs éblouis de la maison de Dieu.
Solitaires assis sur les montagnes blanches, - Marbres de volonté, de force et de courroux, - Prêcheurs tenant levés vos bras à longues manches - Sur les remords ployés des peuples à genoux.