Le moulin tourne au fond du soir, très lentement, - Sur un ciel de tristesse et de mélancolie; - Il tourne et tourne, et sa voile couleur de lie - Est triste et faible et lourde et lasse, infiniment.
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Comme un torse de pierre et de métal debout, - Avec, en son mystère immonde, - Le coeur battant et haletant du monde, - Le monument de l'or, dans les ténèbres, bout.
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Solitaires assis sur les montagnes blanches, - Marbres de volonté, de force et de courroux, - Prêcheurs tenant levés vos bras à longues manches - Sur les remords ployés des peuples à genoux.
Je ne puis voir la mer sans rêver de voyages. - Le soir se fait, un soir ami du paysage, - Où les bateaux, sur le sable du port, - En attendant le flux prochain, dorment encor.
Les horloges - Volontaires et vigilantes, - Pareilles aux vieilles servantes - Boitant de leurs sabots ou glissant sur leur bas. - Les horloges que j'interroge - Serrent ma peur en leur compas.
Je vous invoque ici, Moines apostoliques, - Chandeliers d'or, flambeaux de foi, porteurs de feu, - Astres versant le jour aux siècles catholiques, - Constructeurs éblouis de la maison de Dieu.