J'ai pour voisin et compagnon - Un vaste et puissant paysage - Qui change et luit comme un visage - Devant le seuil de ma maison.
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Solitaires assis sur les montagnes blanches, - Marbres de volonté, de force et de courroux, - Prêcheurs tenant levés vos bras à longues manches - Sur les remords ployés des peuples à genoux.
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La débauche et la faim s'accouplent en leur trou - Et le choc noir des détresses charnelles - Danse et bondit à mort dans les ruelles.
Les horloges - Volontaires et vigilantes, - Pareilles aux vieilles servantes - Boitant de leurs sabots ou glissant sur leur bas. - Les horloges que j'interroge - Serrent ma peur en leur compas.
Le passeur d'eau, les mains aux rames, - A contre flot, depuis longtemps; - Luttait, un roseau vert entre les dents.
L'aube, l'ombre, le soir, l'espace et les étoiles ; - Ce que la nuit recèle ou montre entre ses voiles, - Se mêle à la ferveur de notre être exalté. - Ceux qui vivent d'amour vivent d'éternité.
Dans la même œuvre
Je vous invoque ici, Moines apostoliques, - Chandeliers d'or, flambeaux de foi, porteurs de feu, - Astres versant le jour aux siècles catholiques, - Constructeurs éblouis de la maison de Dieu.
Toute science enferme au fond d'elle le doute, - Comme une mère enceinte étreint un enfant mort.