L'aube, l'ombre, le soir, l'espace et les étoiles ; - Ce que la nuit recèle ou montre entre ses voiles, - Se mêle à la ferveur de notre être exalté. - Ceux qui vivent d'amour vivent d'éternité.

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Le moulin tourne au fond du soir, très lentement, - Sur un ciel de tristesse et de mélancolie; - Il tourne et tourne, et sa voile couleur de lie - Est triste et faible et lourde et lasse, infiniment.
La vie est à monter, et non pas à descendre.
Rien n'est plus beau, malgré l'angoisse et le tourment, - Que la bataille avec l'énigme et les ténèbres.
Je rêve une existence en un cloître de fer, - Brûlée au jeûne et sèche et râpée aux cilices, - Où l'on abolirait, en de muets supplices, - Par seule ardeur de l'âme, enfin, toute la chair.
Je ne puis voir la mer sans rêver de voyages. - Le soir se fait, un soir ami du paysage, - Où les bateaux, sur le sable du port, - En attendant le flux prochain, dorment encor.
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