Je ne crois surtout pas que l'écrivain de polars ait à donner sa vision du monde. Du moins, pas prioritairement. Pas au détriment de l'intrigue. L'écrivain qui croit utile de livrer sa merveilleuse et indispensable opinion sur l'état de la société accouche généralement d'un livre raté. Ce sont ces considérations oiseuses qui tuent le polar...

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Ce n'est pas comme dans les séries télé : un coup d'oeil au microscope, et on a la réponse.
Je ne vois pas l'intérêt de discuter d'affaires de coeur avec toi. C'est comme parler de Mozart à un sourd.
Aujourd'hui, je me dis qu'on ne peut être sûr de rien, surtout quand il s'agit de quelqu'un d'autre. C'est une évidence, mais j'avais besoin d'une piqûre de rappel.
Quand on leur pose cette question, la plupart des écrivains répondent qu'ils savaient dès la naissance qu'ils deviendraient écrivains. Rassurez-vous, ce n'est pas mon cas! Je ne l'ai découvert qu'assez tardivement, contrairement à mes amis de fac, Dan Brown et David Foster Wallace, qui, eux, écrivaient déjà lorsque nous étions étudiants au Amherst College.
J'ai répondu d'un hochement de tête : ça devait être pour le moins la litote du millénaire.
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Quand on leur pose cette question, la plupart des écrivains répondent qu'ils savaient dès la naissance qu'ils deviendraient écrivains. Rassurez-vous, ce n'est pas mon cas! Je ne l'ai découvert qu'assez tardivement, contrairement à mes amis de fac, Dan Brown et David Foster Wallace, qui, eux, écrivaient déjà lorsque nous étions étudiants au Amherst College.
J'ai découvert que je devais être écrivain après avoir compris que je ne pouvais exercer aucun autre métier: si j'avais un vrai job, je me ferais virer au bout d'une semaine! Je suis incapable d'exercer une autre profession.
J'ai découvert ce que signifiait «être écrivain». Trois choses sont nécessaires pour cela - les deux premières sont évidentes, mais pas la troisième: l'inspiration, la transpiration... et le désespoir.
Aujourd'hui, j'écris le genre de livres que les touristes du monde entier emportent avec eux en vacances mais qui les fait s'enfermer dans leur chambre pour savoir ce qui va arriver aux personnages.
J'ai une vision romantique et quelque peu oblique de la banlieue: j'admire sincèrement ces familles qui tentent de survivre en s'endettant pour se payer une maison identique à toutes les autres. La banlieue est devenue, au début de ce siècle, la manifestation la plus flagrante du rêve américain.