Il y a des choses qu'on range, qu'on colle au fond d'un placard, qu'on pense ne plus revoir - mais qu'on ne se résout pas à mettre à la poubelle. Un peu comme les rêves, quoi.
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J'ai une vision romantique et quelque peu oblique de la banlieue: j'admire sincèrement ces familles qui tentent de survivre en s'endettant pour se payer une maison identique à toutes les autres. La banlieue est devenue, au début de ce siècle, la manifestation la plus flagrante du rêve américain.
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Je n'écoute pas la Muse: elle me harcèle et me fait travailler. Je ne crois pas à l'inspiration, ni à la magie, mais au travail.
On commet des atrocités pour survivre. Quiconque se croit au-dessus de ça se met le doigt dans l'oeil.
J'ai répondu d'un hochement de tête : ça devait être pour le moins la litote du millénaire.
Demandez à papa et maman ce qu'ils ont fait hier, ils ne sauront pas répondre. Interrogez-les sur la jeunesse de leur fils, et c'est comme s'ils s'étaient repassés le film en boucle toute la nuit.
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Quand on leur pose cette question, la plupart des écrivains répondent qu'ils savaient dès la naissance qu'ils deviendraient écrivains. Rassurez-vous, ce n'est pas mon cas! Je ne l'ai découvert qu'assez tardivement, contrairement à mes amis de fac, Dan Brown et David Foster Wallace, qui, eux, écrivaient déjà lorsque nous étions étudiants au Amherst College.
J'ai découvert que je devais être écrivain après avoir compris que je ne pouvais exercer aucun autre métier: si j'avais un vrai job, je me ferais virer au bout d'une semaine! Je suis incapable d'exercer une autre profession.
J'ai découvert ce que signifiait «être écrivain». Trois choses sont nécessaires pour cela - les deux premières sont évidentes, mais pas la troisième: l'inspiration, la transpiration... et le désespoir.
Aujourd'hui, j'écris le genre de livres que les touristes du monde entier emportent avec eux en vacances mais qui les fait s'enfermer dans leur chambre pour savoir ce qui va arriver aux personnages.
Je fais tout pour que les lecteurs s'identifient à mes héros. Dans mes romans, vous ne trouverez ni serial killers, ni conspirations pour atteindre la Maison-Blanche. Ce qui m'intéresse, c'est de plonger des gens ordinaires dans des situations extraordinaires